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Devant une assistance trop réduite, le président fait le point sur les activités de la saison 2 009 et signale la bonne fréquentation du musée avec un nombre jamais atteint de 4 804 visiteurs.

 

Il présente le calendrier des futures expositions et termine par l'admission de six nouveaux membres, indice encourageant d'attractivité de la Société.

 

La conférence du jour, par Jean Delmas, devait évoquer la vie rouergate et nationale d'Alain Peyrefitte; Jean Delmas ne pouvant être avec nous aujourd'hui, c'est André Trébosc qui présente le contenu de sa recherche sur le chapitre collégial de Villefranche-de-Rouergue.

 

Des premières paroisses antérieures à la fondation de la bastide jusqu'à la Révolution, le conférencier développe la longue histoire des communautés religieuses villefranchoises privilégiant la mise en place du chapitre collégial en 1448. Celui-ci privant l'évêque de Rodez de substantiels revenus, sa reconnaissance nécessitera plusieurs interventions de la papauté. André Trébosc établit ensuite la  liste des prévôts, leurs actions, et développe les nombreux conflits entre religieux mais aussi avec les consuls nous contant une histoire très éloignée des principes d'humilité et de tolérance.

 

De l'analyse détaillée des revenus du chapitre collégial et plus particulièrement des dîmes, le présentateur en déduit le volume des productions viticoles, 1 100 hectolitres pour la seule paroisse de Villefranche, soit l'équivalent de 488 barriques bordelaises qui, placées côte à côte, formeraient une ligne de plus de 340 mètres de longueur. La rue de la République et les Arcades du Consulat ne suffiraient pas à contenir cet alignement.

 

La totalité des terroirs villefranchois fournissait le triple de cette production. Ces données "fiscales" confirment bien l'étendue et l'importance du vignoble local sous l'Ancien Régime.

 

Pour terminer, le président démontre d'après l'analyse d'actes notariés, comment le moulin des chanoines, après le saccage par les protestants et la coûteuse remise en état puis son entretien permanent sera, pour le chapitre, une source de dépenses et non de profit.

 

L'assistance a été sensible à la qualité de la documentation et du  travail de recherche. On a entendu un auditeur admiratif (et connaisseur) déclarer: "c'est un vrai travail de bénédictin."

 

( Ci-dessous, la collégiale de Villefranche, autres photos dans l'album))                                                        

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