Société des Amis de Villefranche et du Bas-Rouergue

Pages d'Histoire du Bas-Rouergue 2016

Au sommaire de l'ouvrage 2016 de la SAVBR on découvre:

"L'Histoire des cloches de la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue  et de leurs usages religieux et civils"  par Jean-François Lagarde à qui nous devons la rénovation, en 2015,  du carillon de la collégiale qui, avec ses 48  cloches et 4 octaves, devient le plus complet du sud de la France. Dans cet article très documenté,  ce spécialiste  de l'art campanaire conte l'histoire des cloches depuis 1332 à nos jours,montrant l'importance de leurs sonneries quotidiennes dans la vie religieuse et civile des habitants de la bastide  ainsi que  leurs évolutions  au cours de cette longue période.

Trois notes de Daniel Basurdéa apportent des compléments sur l'histoire de la Chartreuse (empreinte d'un décor  laissé sur un mur  par du mobilier, découverte il y a peu, puis  description d'une tasse de chartreux du XVIIIe) et de la place Notre-Dame (description de deux monnaies trouvées lors de la réfection de la place en 2013).

Les Annales de Villefranche de 1732 à 1790 et - à l'occasion du centenaire de sa naissance - un article de Robert Fabre sur les apothicaires villefranchois complètent cet ouvrage que vous pouvez acquérir auprès de la SAVBR au Musée Urbain Cabrol pour 23€.

Si vous souhaitez le commander, veuillez envoyer un chèque à l'ordre de la SAVBR de 23€ + 6€ de frais d'envoi.

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Inventaire partiel des propriétés bâties avant 1673 La Gache du Puech

 Article paru dans le journal: "Le VILLEFRANCHOIS ""Le VILLEFRANCHOIS " " "Le VILLEFRANCHOIS "Le VILLEFRANCHOIS ""Le VILLEFRANCHOIS ""Le VILLEFRANCHOIS "

Présentation de l'ouvrage à Serge Roques Photo C. Loupias

 

Il aura fallu à Gabrielle Bonnet presque dix ans de patience et de pugnacité, entre l'ouvrage édité en 2007 et celui qu'elle a achevé cette année sur ce «cadastre ancien» de la ville.

Les archives recèlent toujours d'incroyables trésors. En dépit du temps qui passe, de la poussière qui s'accumule et de la dégradation qui va avec, celles de Villefranche possèdent de quoi démontrer l'évolution de la bastide. En travaillant sur le projet de réhabilitation du «cadastre ancien» de la ville, Gabrielle Bonnet savait qu'elle amorçait un projet au (très) long cours, sans que cela n'ait rien du paisible fleuve tranquille. Le président de la Société des amis de Villefranche Bruno Muratet parle de «la vraie résurrection du cadastre de la ville».

«opération miraculeuse»

Une opération qu'il juge «miraculeuse». Sans le travail acharné de Gabrielle Bonnet qui a réussi à reconstituer un ouvrage disparu, l'histoire urbanistique de cette singulière bastide du Sud-Ouest aurait été ponctuée de pas mal de trous. La cohérence de cet ensemble courant de 1518 à 1652 (après le tome I paru en 2007 portant sur les «gaches» (quartiers) de l'Église, du Gua et de la Fontaine et le tome II terminé à paraître en février prochain sur la gache du Puech) n'échappe à personne. Pas plus à l'historien patenté qu'au profane tout terrain.

«Ce travail apporte un éclaircissement sur l'occupation de la ville avec les noms des habitants et le temps qu'ils sont restés dans leurs quartiers», poursuit Bruno Muratet, ce qui est indispensable pour l'histoire et l'urbanisme, car si aujourd'hui certains essayent de créer des villes invivables, personne n'a trouvé le talent des anciens qui ont construit des cités comme Villefranche». Pour lui cet ouvrage s'avère être le plus important édité depuis les annales de Cabrol. «Ni Albi, ni Toulouse, ni même Paris, n'ont cela car c'est unique en France, ce qui définit Villefranche comme une ville unique au niveau urbanistique», reconnut Bruno Muratet. Lors de la récente présentation initiée à l'hôtel de ville, le maire Serge Roques emboîta le pas du président de la société savante. «On se dit que Villefranche est bien une ville particulièrement riche, encore faut-il qu'il y ait des citoyens qui s'intéressent», apprécia le maire en mettant en avant le travail colossal, millimétré, mené par Gabrielle Bonnet.

Pas d'équivoque pour lui, il la salua en mettant en exergue «le service éminent que vous avez rendu à la ville, car nous savons qu'en connaissant le passé, nous préparons l'avenir…».

Assemblée Générale du 2 avril 2016

 

Le 2 avril 2016, le président  Bruno Muratet propose à  l'assemblée générale  les sujets habituels mis à l'ordre du jour puis présente la conférence: "De Saint-Salvadou à la Chaussée d'Antin, l'extraordinaire ascencion sociale des Rouziès-Labastide."
 
    Louise Angèle Françoise Julie ROZIERS (1780-1860), veuve St Martin Labastide, habitant au 11, quai de la Sénéchaussée, hérite en 1820 de son frère, Receveur Général des Finances, d’une fortune  de 1,5 million de francs (fortune  estimée aujourd’hui à 3,5 millions d'€).

Elle reconstruit dès 1820 la chapelle de St Jean d'Aigremont puis fait ériger calvaire et chemin de croix. Elue Prieure de la Confrérie des Pénitents bleus pour l'année 1821, elle sera choisie   l’année suivante comme Prieure par les Pénitents noirs. Les deux congrégations se disputent la nouvelle chapelle. L'évêque de  Cahors et de Rodez B. Cousin de Grainville (+1828 - jusqu'en 1822 le Rouergue anticoncordataire dépendit des Evêques de  Cahors) statua pour une tutelle des Pénitents bleus ; quelque temps plus tard on dut imposer aux confréries pour  l'inauguration du chemin de croix du Calvaire une procession en double file, les Bleus à droite, les Noirs à gauche... « C'est surtout par le recueillement et la dévotion que les Pénitents bleus se distinguèrent dans cette cérémonie qui eut lieu ledit jour le onze mai 1825 » nous dit le livre des bleus. En 1842 Madame Rouzies donna la chapelle du Calvaire à la paroisse St Augustin - on supposera qu'elle avait dû  se fâcher avec tous les pénitents...

Madame Rouzies Labastide  a sauvé, en la restaurant, l'église des Augustins : Tableaux 1825, chaire et croix de l'autel 1827, vitraux du chœur 1846-47,  croix du St Jean 1851, chapelle Notre Dame de Pitié et son vitrail 1857 etc...

 

            Françoise de RENALDY–St-SAUVEUR (1734-ca 1795), la mère de Julie et de JB-François ROUZIES, était issue d'une relation ancillaire d'un fils cadet des anciens seigneurs de St Salvadou, déchus en 1724. Elle n'avait été légitimée que par le mariage (sur décision de l'évêque et sans annonces préalables) en 1767 de ses parents, à l'âge de 33 ans, après son mariage avec Louis ROUZIES.   

On imagine que  Louis ROUZIES (1730-1798),  12° et dernier enfant d'une famille de laboureurs du Mas de Jonquières à St Salvadou, commis aux tailles,  bénéficia de quelques protections pour devenir Receveur des Finances de Villefranche. On a peu de détails sur la carrière du fils, J. Baptiste-François RO(U)ZIE(R)S (1768-1820), mort à Paris,  richissime Receveur Général des Finances. Il laissait une fille, Athenaïs-Justine-Françoise de St-SAUVEUR-ROUZIES (1807-1874), âgée de 13 ans et qu'il dotait d’une fortune estimée équivalant  à 1 million d’euros, et d'un tuteur, le comte (général d'Empire) Sylvestre RICARD (1771-1843), alors Pair de France, institué d'une mission précise : "J'entends que la mère de cette mineure ne puisse jamais avoir aucun droit à lajouissance de ces 400 000 frs" (minutes de Me Jean Louis Beaudesson, Paris 21 août 1820). RICARD adopta la fille qui vint vivre chez lui. Julie la tante l'adopta aussi, et l'on ne sait rien d'autre de la vraie « mère de cette mineure », baptisée tardivement le 19 avril 1815, à l'âge 7 ans, en l'église St Louis de la Chaussée d'Antin.

 

Athenaïs sera marraine de la cadette des filles de Ricard, née en 1826, l'année  de son mariage avec Edouard de Sambucy de Sorgues, jeune officier natif de Millau en poste sous le commandement de Ricard à Marseille. On la trouvera en 1840 prieure des Pénitents noirs et propriétaire du château de Cazelles à La Bastide l'Evêque. Ricard, qui avait été prieur de Pénitents bleus en 1826, mourra en 1843 au château de Varès (Recoules -Prévinquières), le couple Sambucy fut tuteur de cette fille cadette.  

            Avant la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, et l'interdiction des congrégations, les derniers prieurs des Pénitents noirs (1903-1904) furent Marguerite-Marie et Joseph de Sambucy de Sorgues, petits- enfants d'Athénaïs.

 

            En 1911 la nouvelle municipalité de Villefranche-de-Rouergue voulait-elle faire sens en débaptisant la« rue de la Liberté » en « rue Rouziès-Labastide» ?

Calendrier des activités - 2ème semestre 2015

 

 

LETTRE D’INFORMATION N° 38

SOCIÉTÉ DES AMIS DE VILLEFRANCHE ET DU BAS-ROUERGUE 

Musée Urbain Cabrol

Place de la Fontaine

12200 Villefranche-de Rouergue 

 

 

 La bibliothèque de la Société et les archives

sont ouvertes le

mercredi de 15h à 17h

Si vous désirez rencontrer l’un des membres de votre conseil d’administration ou obtenir des renseignements, téléphonez au 05 65 45 70 10, le mercredi entre 15h et 17h.

Vous pouvez également vous rendre au siège de la Société,

le Musée Urbain Cabrol à Villefranche-de-Rouergue

le Mercredi entre 15h et 17h.

Vous y rencontrerez l’un des élus de votre Conseil

qui répondra à vos questions. 

Pour consulter nos informations sur le net,

notez notre adresse :

villefrancheamis.canalblog.com

 Adresse email :

societe.amis.villefranche.bas-rouergue@orange.fr

NOS ACTIVITÉS

Histoire et Patrimoine (maison des Sociétés, place Bernard Lhez)

                                                                        

Samedi 05/09/2015     14 h 30  

par M. Bruno MURATET : « Jean de Garibal, banquier de  Villefranche. Assassinat ou suicide ? Enquête de la reine Margot ».

Samedi 17/10/2015        14 h 30    

par MM. José DEGUARA et Jean MOREL : « Le château de Veuzac : histoire et archéologie du bâti ».

Samedi 05/12/2015   14 h 30  

 par M. Gérard SERRES : « Peyrusse, insolite et souterraine ».                            

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Salon des Associations

Samedi 12/09/2015  La Société sera présente de 10 h à 19 h à la salle de Treize- Pierres.

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Journées du Patrimoine

Samedi 19/09/2015  17h30 à l’Office de Tourisme : intervention de M. Bruno MURATET : « 1451-1504 Frédéric d’Aragon, prince de Tarente, comte de Villefranche, roi de Naples et de Jérusalem ».

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Sortie d’automne

Samedi 10/10/2015 : Castelnau-de-Montmiral (Tarn) : le beau XVe siècle rouergat (les précisions vous seront apportées ultérieurement).

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Assemblée Générale d’automne - Intervention

Samedi 07/11/2015  - 14h30 à la maison des sociétés: Assemblée générale (réservée aux sociétaires : nouvelles adhésions, projets,réponses à vos questions…).

                    - 15h00 : (entrée libre et gratuite) intervention de M. Raymond LAURIÈRE : « Les  églises à angles arrondis : perspectives de recherche ».

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Du  2 au 30 septembre au Musée Urbain Cabrol

Exposition : « Céramique Vivante, Regards sur la céramique contemporaine ».

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Quelques-unes de nos actions ou participations depuis février 2015

L’assemblée générale du 14 février 2015 a élu, à l’unanimité, le nouveau conseil d’administration composé des 15 membres dont les noms suivent :

Michèle BAUX – Françoise BESSOU – Gabrielle BONNET – Gabriel BIRAGUES-CAVALIÉ – Danièl BRILLET – Claude CAUSSE – François GUTIERREZ – Claude LOUPIAS – Isabelle MAZAC – Janine MOULY – Bruno MURATET – Betty ORCIBAL – Jean RICHY – Françoise SERRES – André TRÉBOSC

Le Conseil d’Administration du 7 mars constituait, conformément aux statuts,  le nouveau bureau. Claude Loupias décidait de quitter ses fonctions de président mais restait au bureau.  Celui-ci se compose désormais de :

♦ Président : Bruno Muratet      ♦ Vice-président : Claude Loupias

♦ Trésorier : Jean Richy                     ♦ Secrétaire : Danièl Brillet

La composition de ce nouveau bureau fut annoncée à l’Assemblée générale du 11 avril 2015 et parut sur le blog de la Société le 3 mai 2015.

Il n’a pas été envoyé de courrier à l’ensemble des adhérents.

Par commodité mais aussi par souci d’économie (un courrier envoyé à tous les adhérents nécessite environ 90€ d’affranchissement), nous demandons aux personnes disposant d’une messagerie internet de nous transmettre (si elles ne l’ont pas fait récemment) leur adresse mail à : societe.amis.villefranche.bas-rouergue@orange.fr

Ces personnes recevront désormais le courrier de la Société par leur messagerie électronique ; outre la gratuité, cela présente l’avantage de pouvoir transmettre toute information plus rapidement, sans avoir à attendre un envoi regroupant plusieurs sujets. Pour les autres sociétaires, ils continueront, bien sûr, à recevoir le courrier par voie postale.

Un nouveau blog est en préparation, (il est cependant déjà accessible à l’adresse suivante facile à mémoriser : SAVBR12200), il ne se substitue pas à celui que vous connaissez et qui continuera, mais il apporte de nouvelles possibilités de présentation, plus attractives. En passant la souris sur les catégories du bandeau, vous faites apparaître les titres des articles.

Autres activités SAVBR

* Participation au « Salon du livre de terroir » à Saint-Salvadou, le 2 août 2015

* Participation à la rencontre généalogique en Aveyron (ARGÉA) à Montbazens les 11 et 12 août 2015.

 Les archives de la SAVBR conservent  des menus régionaux qu’il est toujours plaisant  de consulter. On peut considérer ces menus comme des  machines à remonter le temps. Ils nous renseignent sur leur époque, mais aussi sur la nôtre et sur nous-mêmes, bien mieux que des statistiques ou de savants essais, sur les habitudes, valeurs et  art de vivre passés. L’esprit du temps se concentre ainsi en un style de menu comme dans une peinture, une musique, un meuble, un roman, une philosophie, etc. 

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Jean-François Lagarde, président des Amis du Carillon, sollicité - pas tout à fait par hasard -  pour nous renseigner sur ce que pouvait être le « Parfait Lagarde »  apporte sa réponse, sans certitude absolue. Son arrière grand-père Henri, cuisinier réputé, réalisait, en famille, ainsi que son fils François, une recette à base de foie d’oie frais  mis à cuire  dans une pâte légère, quelque chose entre le pâté en croûte et le soufflé. Des truffes  agrémentaient quelquefois  la recette, peut-être les « Perles du Rouergue »… Excellent début pour un  déjeuner !                                               Claude Loupias

 

08 juillet 2017

Assemblée générale 25 février 2017

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Une trentaine de sociétaires auxquels s'étaient jointes des personnes invitées se retrouvaient le 25 février 2017 à la Maison des Sociétés pour participer aux travaux d
e l'Assemblée générale de la SAVBR sous la présidence de Bruno Muratet.
 Parmi les sujets qui ont retenu l'attention on peut noter les travaux du déménagement avec l'adaptation des nouveaux locaux à leur future fonction et la publication de l'ouvrage de Gabrielle Bonnet sur la "reconstitution" du cadastre manquant de la gache du Puech d'avant 1673. 
La publication de l'ouvrage de mémoires 2016 a pris du retard et ne pourra être remis aux adhérents à l'issue de cette A.G.
Le rapport d'activités de Danièl Brillet et le rapport financier de Jean Richy étaient adoptés à l'unanimité. Si la cotisation est maintenue à 40€ pour une personne seule,  il y a cette année une modification: les couples de sociétaires pourront adhérer avec une cotisation supplémentaire de 15€. Une information sera transmise à tous les adhérents ultérieurement.
La séance fut levée après les réponses apportées aux questions diverses.
Des sociétaires ont continué leurs échanges lors d'un repas convivial à Toulonjac. 

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22 mai 2017

Assemblée générale SAVBR 29 octobre 2016

 

Assemblée générale du  29 octobre 2016

 

                Cette assemblée générale « intermédiaire » est la dernière avant l’AG « solennelle » de février prochain. Le président  fait le point sur les activités déroulées et les projets en cours et commence  par  les deux demandes d’adhésion que l’assemblée confirme à l’unanimité.

 

                Les 3 et 4 septembre 2016, lors du Congrès des radicaux de gauche à la Rochelle, deux élus villefranchois - dont l’un va demander l’adhésion à la SAVBR -, ont vendu 50 numéros de l’ouvrage de Robert Fabre sur le sergent Bories édité par la SAVBR. Bravo pour la réussite totale de cette démarche qui libère nos étagères et renfloue nos finances.

 

                Le 10 septembre la participation de la Société au salon des associations a permis d’utiles  échanges  avec des visiteurs  encore trop nombreux à méconnaître l’intérêt de nos activités et publications.

 

                Lors des journées du Patrimoine, les 16 et 17 septembre, le musée  a connu une affluence inespérée attirée par l’art de la poterie. La SAVBR proposait ses publications à la vente et le 16 le président Muratet  exposait sa  conférence à l’Office du Tourisme sur : « Villefranche à la croisée de l’alchimie et de la chimie », occasion de rappeler les grands noms qui firent autrefois  le renom de Villefranche et qui sont aujourd’hui oubliés.

 

                Les  présidents des deux associations cordaises – MM. Diéval et Manuel -   sont remerciés pour avoir grandement contribué à la réussite de notre   sortie d’automne à Cordes le 15 octobre.

 

                La Société est invitée à participer au deuxième salon de généalogie organisé par l’ARGEA qui aura lieu au Laminoir (Decazeville) les 26 et 27 novembre 2016.

 

                Après avoir  rappelé la grande originalité de la prochaine séance de l’atelier qui accueillera les Musicaires Francis Alet et Thierry Heitz le 26 novembre, le président  parle d’ « année historique » pour évoquer deux faits importants : le déménagement des archives et bibliothèque de la Société à la demande de la Municipalité et la future publication de l’ouvrage de Gabrielle Bonnet sur la gache du Puech avant 1673.

 

-          Les futurs locaux, place Bernard Lhez,  que le président qualifie « d’excessivement bien » devront subir de nombreux aménagements afin d’adapter des locaux d’habitation en salles de réunion, de travail et de bibliothèque. Des demandes de modifications seront faites auprès de la Municipalité.

 

-          Année historique aussi par la prochaine publication des recherches de Gabrielle Bonnet  permettant de suppléer à   la perte  des cadastres de la gache du Puech et de « ressusciter » partiellement  ce quartier avec son bâti  et ses occupants. Ce travail  de longue haleine, d’une grande rigueur, contribue à rendre sensible et vivante l’histoire de la bastide et de ses habitants des XVI et XVIIe.

 

Le président passe ensuite la parole au conférencier du jour.

 

 

Lajoie Mazenc

 

Conférence de Roger  Lajoie-Mazenc  sur son dernier ouvrage «  De terre et de charbon »

 

                Roger Lajoie-Mazenc  accepte volontiers et justifie le terme d’écrivain polygraphe utilisé par le président dans sa présentation : ses expériences croisées de maire, journaliste, coureur cycliste, syndicaliste, membre associatif, … expliquent ses écrits très divers sur la politique, la démocratie locale, le syndicalisme, les conflits sociaux, le cyclisme et la guerre d’Algérie.

 

                Aujourd’hui, son 25ème ouvrage : « De terre et de charbon », évoque sa propre histoire mais précise-t-il, cette saga familiale s’ouvre sur l’histoire globale et permet aussi de ressusciter  toute une époque car il ne s’agit pas d’un roman, toutes les personnes sont réelles. Les deux termes du titre suggèrent des univers durs et sévères, à l’abri de toute joie, où la sentimentalité a peu de place, le récit montrera que les aléas de l’existence renforceront encore cette impression douloureuse.

 

                Pourquoi attendre le 25ème opus pour parler de son histoire ? La réussite d’une cousinade à Maleville dans la famille de son épouse et la découverte « par hasard » d’un acte notarié d’un « Lajoie » retrouvé dans le Lot par son fils lui rappelant des paroles de son père situant  leur origine dans ce département, le décidèrent à entamer des recherches familiales. Une étude rapide confirme l’origine lotoise, ensuite une véritable enquête sociologique et trente arbres généalogiques permettront de construire le récit originel.

 

                Les Lajoie survivaient dans les Causses du Lot, à proximité de Lacapelle-Marival, leur pauvreté les pousse à envisager un départ ; en 1892 l’activité florissante à Decazeville a besoin de nouveaux bras et recrute au loin, trois frères quitteront la terre pour devenir mineurs. Dans ce secteur aussi, le travail est dur et les salaires maigres, les mineurs s’étaient déjà révoltés : en 1883 l’ingénieur Watrin avait été défénestré lors d’une grève. Au cours du procès des accusés  sera évoquée une possible maîtresse de l’ingénieur à La Bastide-l’Évêque, dans l’histoire des Lajoie ce sera une première passerelle entre le Bassin et le Ségala.

 

                Après le grand-père, le père de  l’auteur sera  aussi mineur. Par un ouvrier de La Bastide-l’Évêque, il est mis en relation avec la fille d’un fermier de cette commune, placée bonne à Rodez puis à Clermont-Ferrand qui « mariage fait sera ma mère ». Aux Lajoie s’ajoutent les Mazenc,  en même temps s’établit une passerelle entre  terril  et  terroir.

 

La mine broie ses hommes et tue aussi, ainsi le père du conférencier meurt au fond de la mine, Roger a 4 ans, son frère 18 mois, le destin bascule : la mine c’est fini, pourtant Roger n’oubliera jamais, il  reviendra dans le Bassin pour exercer les fonctions de maire à Firmi mais pour l’instant il doit s’immerger dans une famille de substitution : grand-mère,  tante et oncle, mais aussi dans la vie d’un petit village rural  où il connaîtra la guerre scolaire, le suicide de l’institutrice, le sport et la situation d’enfant de chœur. L’oncle, de condition modeste, va de ferme en ferme ; la tante, bonne chez l’instituteur, se verra proposer un ascenseur social avec une formation de secrétaire de mairie.

 

Boursiers d’état, les frères Lajoie étudieront ensuite à Villefranche ; le destin s’acharne : la mère meurt d’un cancer, la tante adopte, les deux frères porteront désormais le nom de Lajoie-Mazenc.

 

                Decazeville quittée trop tôt a laissé peu de souvenirs, Roger travaille beaucoup pour reconstituer ce que fut le passage de sa famille dans cette cité où ils n’ont été « propriétaires de rien, sauf d’une place au cimetière» ; La Bastide-l’Évêque ne les connaîtra pas propriétaires non plus mais des personnes ont ouvert leurs portes, leurs photos, leurs ordinateurs comme Bruno Muratet : le grand-père Mazenc fut fermier chez les Muratet. La vie du village se précise avec ses grosses propriétés, ses animaux primés dans les salons, l’arrivée du machinisme agricole etc. On constate que les trois cités dans lesquelles ont évolué les Lajoie : Decazeville, La Bastide-l’Évêque et Villefranche ont toutes souffert de la fermeture de leurs mines respectives. Villefranche va devenir la cité refuge où d’adolescents ils deviendront des hommes, pour Roger ce sera le scoutisme, la musique et aussi le cyclisme. Les foires du 22 et les fêtes de la Saint-Jean ont laissé des précieux souvenirs, c’est en effet lors d’une de ces fêtes qu’il fit la connaissance d’une jeune fille de Maleville, ce seront alors de fréquents trajets en vélo  entre  La Bastide-l’Évêque et  Maleville  par la dure côte des Taillade pour retrouver celle qui  deviendra plus tard son épouse.

 

                Il termine sa conférence par l’évocation des différentes guerres auxquelles ont participé les Lajoie et les Mazenc pour parler particulièrement de celle d’Algérie à laquelle il prit part ; il reviendra sur cette partie marquante de sa vie au cours de 70 conférences données dans 13 départements dont une pour la SAVBR il y a 6 ou 7 ans et son excellente mémoire a conservé le souvenir d’une salle disposée dans l’autre sens !

 

Conférencier alerte, très agréable à écouter, il nous fit part d’un récit intime où les nombreuses péripéties racontent la vie douloureuse d’une famille tout en partageant  la mémoire d’un monde disparu. Ce mélange de vie sentimentale et  d’analyse sociologique  des XIX, XX, XXIe servi par un conteur expérimenté convainquit l’auditoire et assura, dans le public, la vente de ce dernier opus « De terre et de charbon ».

 

                                                                                                                                                                           

 

21 avril 2017

INFOS Avril 2017

Veuillez cliquer ci-dessous pour avoir les dernières informations.

 

Appel_cotisation_2017

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15 janvier 2017

Programme d'activités pour le 1er semestre 2017

 

Pour connaître le programme du 1er semestre 2017, cliquez   _Programme_1er_semestre_2017 

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01 octobre 2016

Pages d'histoire du Bas-Rouergue 2015

 

 

Pour commander cet ouvrage, adresser un chèque de 30€ (24€+6€ de port) à l'ordre de la SAVBR

à

SAVBR Musée Urbain

Cabrol Place de la Fontaine12200 Villefranche-de-Rouergue

Ouvrage 2015 A

Ouvrage 2015 B

25 avril 2016

Expositions sur la Grande Guerre

 

 Veuillez trouver ci-dessous une information détaillée sur l'exposition en cours provenant du site de la Mairie de Villefranche - de - Rouergue. 

 

 Voir quelques photos de l'exposition dans l'album  "Guerre de 14-18 Exposition" figurant dans la liste, à droite.

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